27 Mar 2008
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27 Mar 2008
Il pénètre dans le palais
Tel un fier et noble seigneur,
Savoure délicatement le mets,
Puis soudain se met en fureur!
Il bave, s'agite et se presse,
S'enfonce et se retire comme un fou;
Eperdu, il cogne sans cesse,
Puis il dégueule tout son saoul!
Alors il se calme, hébété,
Epuisé par son délire,
Puis ressort, l'air dépité,
Anéanti par son plaisir...
( Qui est- ce? )
***
25 Mar 2008
Tel un langoureux et profond baiser,
Parfumé de savoureux soupirs,
Promesse à peine déguisée
A quelque amant avide et grisé,
Dont l'arôme musquée et profonde
Seule peut t'assouvir,
Ta langue bohème se déroule de plaisir
Le long de tes lèvres carmines irisées,
Ourlées d'ardents et tumultueux désirs
De délices, de feu et de rosée.
Ta langue ivre de gourmandise
Epouse le contour d'un invisible rêve,
S'enroule de volupté lascive,
Evasive, se livre d'envie et d'amour,
Danse et se balance, à la dérive
Convulsive, la vague d'un rêve l'aspire
Vers des rivages de brumes étranges,
Transie de convoitise, elle avance
Ravie et insolente, de la grace d'un ange,
Au bord du précipice, se redresse,
S'élève, puis plonge, emplie de tendresse
Tendue comme une verge gorgée de sève,
Tel un arc bandé dont la flèche crève
Une proie évanescente, une victime en songe...
Puis lasse elle se replie, féline et indolente,
En son mausolée de lèvres inassouvies,
De perles cristalines arosées...
***
Parfumé de savoureux soupirs,
Promesse à peine déguisée
A quelque amant avide et grisé,
Dont l'arôme musquée et profonde
Seule peut t'assouvir,
Ta langue bohème se déroule de plaisir
Le long de tes lèvres carmines irisées,
Ourlées d'ardents et tumultueux désirs
De délices, de feu et de rosée.
Ta langue ivre de gourmandise
Epouse le contour d'un invisible rêve,
S'enroule de volupté lascive,
Evasive, se livre d'envie et d'amour,
Danse et se balance, à la dérive
Convulsive, la vague d'un rêve l'aspire
Vers des rivages de brumes étranges,
Transie de convoitise, elle avance
Ravie et insolente, de la grace d'un ange,
Au bord du précipice, se redresse,
S'élève, puis plonge, emplie de tendresse
Tendue comme une verge gorgée de sève,
Tel un arc bandé dont la flèche crève
Une proie évanescente, une victime en songe...
Puis lasse elle se replie, féline et indolente,
En son mausolée de lèvres inassouvies,
De perles cristalines arosées...
***
04 Mar 2008
Un soir, tu m'as conviée à partager un thé;
J'étais si confiante que je ne sus refuser.
De ton regard charmeur tu m'avais envoûtée
Et tes paroles tellement suaves m'ont grisée.
Comme un doux philtre un parfum musqué flottait
Quand tu m'as dévêtue de tes mains expertes.
Sous tes ardentes caresses mon désir augmentait
Et tes baisers fauves me menèrent à ma perte!
Je ne fus plus que plaintes, une tendre plaie brûlante
Entre tes bras fougueux la proie consentante
Réclamant toute ta passion qui me terrassait !
Tu lacérais mon sexe de ta verge impatiente
Et lorsque ma jouissance éclata, triomphante,
Tes crocs de vampire goulument m'ont transpercée...
J'étais si confiante que je ne sus refuser.
De ton regard charmeur tu m'avais envoûtée
Et tes paroles tellement suaves m'ont grisée.
Comme un doux philtre un parfum musqué flottait
Quand tu m'as dévêtue de tes mains expertes.
Sous tes ardentes caresses mon désir augmentait
Et tes baisers fauves me menèrent à ma perte!
Je ne fus plus que plaintes, une tendre plaie brûlante
Entre tes bras fougueux la proie consentante
Réclamant toute ta passion qui me terrassait !
Tu lacérais mon sexe de ta verge impatiente
Et lorsque ma jouissance éclata, triomphante,
Tes crocs de vampire goulument m'ont transpercée...
***
Le vampire d'Edvard Munch
24 Fév 2008

L'impudique
Allongée sur un sofa de velours orange,
Tu t'adonnais à des caresses lentes et lascives;
Sur tes lèvres rouges montait un appel étrange,
L'envie d'un baiser te menait à la dérive...
Tu baissais l'ourlet violet de ta robe de feu
Où dardaient tes beaux seins de marbre et d'opale;
Et ta chevelure sombre, aux fins reflets bleus
M'envoûtait comme le diadème d'une reine triomphale!
Une clarté jaune dorée te nimbait de pâleur
Tu m'offrais ta chair nue, tu soupirais d'ardeurs,
Et j'étais tout transi, pétrifié de désirs...
Dans le vert aigue marine de tes yeux moqueurs
Brûlants d'impatience, de mépris et de froideur
Ton charme troublant me tétanisait de plaisir...

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